Nourriture pranique

Extrait d’une conférence à Arles automne 2012

A la suite du film « Lumière » de Peter Arthur Straubinger, Elisabeth Lefebvre Vasselin, auteure du livre « Passage vers la nutrition consciente » a partagé son expérience de nourriture pranique. Elle a répondu aux questions des personnes présentes.

Alfred : peut-on dire que vous êtes respirianiste ?
ELV : que signifie pour vous ce terme respirianiste ?

Alfred : que pour vous nourrir vous respirez de l’air d’une certaine façon.
ELV : vous pensez qu’il s’agit d’une méthode particulière de respiration.
Alfred : oui en yoga, nous apprenons plusieurs façons de respirer pour alimenter tel corps ou tel autre. D’autres disciplines enseignent aussi des techniques respiratoires.
ELV : si je mets une méthode derrière une volonté de vivre de Lumière, mon expérience montre que c’est une gageure de croire que mon corps mais aussi mon esprit seront nourri par simplement l’air que j’inhale.
Il ne s’agit pas d’un exercice de culture physique, d’un record, d’une compétition mais d’une attitude intérieure qui consiste à prendre la maîtrise avec Amour de mes cellules, aidée par la respiration consciente.
La conscience que je mets dans ma respiration me permet d’être présente à qui « Je Suis » dans ce corps cette matière condensée qui me sert dans cette incarnation de véhicule. Elle est un outil indispensable à la conscience de soi, de l’autre en soi. Elle donne accès à une connexion profonde avec l’être véritable qui loge dans ce corps pour un temps donné.
J’entends par l’autre en soi, ma partie Divine, mon essence profonde, la petite voix qui parle en moi, la source qui coule en moi.
Un proverbe Indien dit « Prends soin de ton corps pour que ton âme ait envie d’y rester ».
Alors je m’applique à respirer consciemment pour affiner ma conscience de cette présence en moi qui a fait le choix de s’incarner dans cette matière.
La respiration est un outil indispensable à l’équilibre de mon corps. Elle est une partie de la nutrition que je donne à mes cellules afin qu’elles aient la force d’accomplir les tâches que demande mon organisme pour vivre en santé.
Elle est plus que cela encore : c’est avec cette présence qui découle de l’attention avec laquelle je respire que je vais passer aux commandes, que je vais prendre la gouvernance de mes cellules telle une bonne reine pour ces milliards de sujets (les cellules) dont mon corps est composé. In fine, je décide de ne plus vivre en pilotage automatique mais de prendre la conduite intérieure de mes cellules.
La respiration me permet de donner le bémol à cette structure qui m’a été prêtée pour vivre sur terre. Je compose la mélodie de ma vie, devient actrice consciente et ne joue plus un rôle mais réponds aux besoins de mon âme. Elle reste un outil.

Je reviens sur ce terme respirianiste avec la signification que vous lui donnez. Il est vraiment trop limitant et me mets dans une catégorie supplémentaire celui là est blanc, celui-ci est noir, celui-ci est beau est laid, etc…. C’est encore une case qui limite la puissance de l’Etre Divin que chacun EST, dans une méconnaissance, une ignorance quasi-totale.
Se nourrir de Lumière, de Prana, de Chi, de Ki est beaucoup plus vaste que le fait de respirer l’air que nous inhalons. La respiration fait partie de la nutrition apportée à nos différents corps, elle est capitale mais insuffisante pour lui apporter tout ce dont il a besoin.
Et c’est là que je refuse d’être cataloguée de respirianiste tel que vous l’entendez.
Mon expérience montre que mon corps a besoin de se connecter à la Source par la lumière Solaire, par les Etres Sons pour retrouver qui « Je Suis » dans mes profondeurs, en réalité. C’est un tout.
Il est temps aujourd’hui de cesser de se rassurer en mettant le vivant dans une case. Ma croyance est que je me limite et limite l’autre en le « casant » dans une boite telle que celle du respirianisme.
L’histoire de l’humanité nous montre que tous les mots se terminant par des « isme » sont utilisés pour former une doctrine, un dogme, une idéologie ou une théorie : absentéisme, volontarisme, abolitionnisme, libéralisme, négationisme, totalitarisme …